En l'espèce, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que le mari pouvait être qualifié de conjoint coupable et l'é- pouse de conjoint innocent au sens de l'article 151 CC. Avec eux, on doit retenir que la mésentente, apparue dans le couple dès l'été 1989, n'a pas pu être instantanément totale et définitive, mais s'est installée progressivement pour aboutir à une rupture irrémédiable du lien conjugal au printemps 1991. L'appelant, qui soutient à l'appui de son recours que la rupture serait plus ancienne, est à cet égard en contradiction avec ses propres déclarations durant la procédure (D.39).