Constatant que les parties n'étaient pas d'accord sur son origine, le juge des mesures protectrices a retenu qu'un conflit conjugal n'en existait pas moins, au demeurant confirmé par les observations de l'expert alors chargé d'examiner l'épouse et de déterminer son éventuelle capacité de gain. Par ordonnance du 7 février 1992, les parties ont ainsi été autorisées à vivre séparées, la garde des deux enfants a été attribuée à la mère, le père devant s'acquitter en mains de la mère de pensions mensuelles de 500 francs par enfant, allocations familiales en sus, et de 3'000 francs pour elle-même à compter du 1er janvier 1992, ce dernier mon-