Le 18 septembre 1991, l'épouse a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale auprès du Tribunal civil du district de Neuchâtel. Constatant que les parties n'étaient pas d'accord sur son origine, le juge des mesures protectrices a retenu qu'un conflit conjugal n'en existait pas moins, au demeurant confirmé par les observations de l'expert alors chargé d'examiner l'épouse et de déterminer son éventuelle capacité de gain.