Si l'on ne se rapporte qu'à ces seuls éléments de preuve, on peut comprendre l'acquittement du conducteur. On sait en effet d'expérience que l'appréciation des témoins concernant la vitesse d'un véhicule est sujette à caution et qu'elle peut être très variable d'une personne à une autre. Toutefois, le dossier contient d'autres éléments objectifs permettant d'apprécier la vitesse du véhicule qui ont été négligés par le juge pénal. Il s'agit des traces de freinage de la voiture marquées sur la chaussée sur une longueur respectivement de 13.70 mètres et 13 mètres. A l'endroit de l'accident, la chaussée est plane, elle était sèche et en bon état.