L'intimée n'est responsable de la désunion que dans une très faible mesure. Ses abus d'alcool doivent être considérés comme une réaction au conflit conjugal et ne peuvent être tenus pour fautifs, même s'ils ne contribuaient assurément pas à rétablir la sérénité dans le ménage. En revanche, le comportement brutal de l'appelant vis-à-vis de son épouse a conféré un caractère définitif à la désunion. Les preuves administrées sont suffisantes pour pouvoir admettre que l'appelant a levé la main avec violence et à plusieurs reprises sur sa femme. Y.J. a affirmé que son mari l'avait battue à plusieurs reprises (D.51);