Il suffit que le maintien de l'union ne puisse être imposé au demandeur. La désunion peut être due à la faute de l'époux actionné, à la faute de l'un et l'autre conjoint, à des faits objectifs ou à ces divers facteurs cumulativement (ATF 108 II 27). Cette condition n'est toutefois pas réalisée du seul fait que des difficultés - même graves - détériorent l'entente conjugale. Au contraire, les époux ont l'obligation d'engager leur bonne volonté pour le maintien du mariage, surmontant les difficultés existantes.