{"Signatur": "NE_TC_001", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "1995-01-30", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_001_CC-1994-353_1995-01-30.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=82&W10_KEY=1985535&nTrefferzeile=51&Template=search_result_document.html", "Checksum": "93208116f71953fb08e5bcd426d7be3a"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CC.1994.353", "INT.1995.89"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict 30.01.1995 CC.1994.353 (INT.1995.89)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict 30.01.1995 CC.1994.353 (INT.1995.89)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict 30.01.1995 CC.1994.353 (INT.1995.89)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Droit transitoire. 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Ils ont\nrelevé que de nombreux témoins avaient été entendus, mais que même ceux\nqui avaient pris parti n'étaient pas à ce point partiaux qu'ils accablaient définitivement l'un ou l'autre des époux, que leur perception du\ncouple corroborait une évolution mise en évidence par l'expertise du 30\nseptembre 1989 qui avait été ordonnée et confiée aux Drs Y. et\nZ. (D.117). Ils ont accordé un crédit particulier aux déclarations du témoin W., qu'ils ont qualifié de privilégié malgré lui et exposé à la partialité du fait qu'il partage son cabinet médical avec le défendeur, mais qui avait néanmoins trouvé les termes justes\npour décrire l'évolution du couple et les traits caractéristiques des é-\npoux. Ils ont ainsi considéré ceci concernant les causes de la désunion :\n\"En résumé, le Tribunal retient que la demanderesse, de plus en\nplus mal à l'aise dans un rôle d'épouse et mère défini depuis\nle départ et intangible dans l'idée de son mari, n'a finalement\nplus supporté cette situation. Une thérapie lui a permis, après\nbien des années, de se voir autrement dans la relation du couple. Mais le mari n'a pas accepté ce changement. La rupture é-\ntait dès lors programmée: n'admettant plus un rôle qu'elle a-\nvait longtemps joué et du reste convenablement assumé, l'épouse\na finalement réagi, avec des excès pénibles pour chacun. Tous\nles témoins l'ont relevé. Alors même qu'elle admet - avec le\nrecul - que \"la relation conjugale a été ainsi satisfaisante\npendant les dix premières années \" (expertise, p. 3), elle ira\n- au plus fort de la crise - jusqu'à écrire à son mari et dire\nà l'un ou l'autre des témoins, qu'elle n'avait jamais aimé le\ndéfendeur... Parallèlement, elle aura nécessairement l'attitude\nd'une épouse qui n'aime plus son mari, dès lors qu'elle le\nsoupçonne d'être adultère.\nDe son côté, P.J. a été pris au dépourvu à la fois par ce\nsoupçon porté à son égard et par l'évolution très marquée de la\npersonnalité de sa femme. Si l'on peut comprendre évidemment\nqu'il se sente offensé par l'accusation d'adultère, en revanche\nil est étonnant qu'il ne soit pas parvenu à admettre l'évolution psychologique de sa femme. Il y verra des signes de perturbation psychique, au point d'ailleurs de s'opposer avec la\ndernière énergie à ce que les enfants soient confiés à leur\nmère. \"Par nature et par habitude professionnelle, mais avec\nles meilleures intentions\" (témoin W., réponse 4.10), il\na joué auprès de son épouse un rôle de thérapeute, ce qui était\npar définition voué à l'échec. Finalement le climat s'est envenimé au point que l'estime réciproque a disparu totalement. Une\nfois la procédure entamée, chaque partie a déployé une énergie\nconsidérable et souvent néfaste pour faire triompher son point\nde vue. Ainsi, cette véritable bataille a rendu nécessaire l'e-\nxamen d'une douzaine de requêtes présentées par chaque partie,\nl'administration de nombreux moyens de preuves, la tenue de 15\naudiences, le prononcé de 17 ordonnances diverses par le président et de 4 arrêts par la Cour de cassation civile, sans\noublier bien sûr le présent jugement, puisque jusqu'au bout, un\narrangement a été exclu.\nSi une modification de sa personnalité ne saurait être tenue\npour fautive de la part de la demanderesse, en revanche ses\nsoupçons infondés d'adultère doivent lui être reprochés. De\nmême, si on ne peut reprocher au défendeur de n'avoir pas accepté l'évolution psychologique de sa femme, on doit en revanche lui tenir rigueur d'y avoir vu une véritable déficience\npsychique et d'avoir lui-même adopté un comportement en conséquence. Tels sont les manquements subjectifs que l'on doit retenir à charge des époux.\nMais avant tout, le Tribunal retient que l'évolution des personnalités des parties est le facteur objectif ayant conduit à\nune incompatibilité irréversible. La première, D.J. a vu\nque cette évolution rendait inévitable une séparation du couple. En refusant cette réalité, le défendeur n'a pas vu que\nl'écroulement de son univers familial n'était pas la faute de\nsa femme. Il oublie en effet sa propre incapacité à comprendre\ncette évolution et, cas échéant, à s'y adapter. Concrètement,\nil a trouvé une fuite au travers d'une activité professionnelle\net extra-professionnelle débordante, alors qu'un constat objectif aurait pu conduire les parties à utiliser leur énergie\npour préparer une séparation plus sereine.\nEn tous les cas, le Tribunal retient que chaque partie peut se\nprévaloir de cet état de fait pour demander le divorce. Les\ndeux demandes sont recevables et fondées, ce que le jugement\nconstatera.\"\nb) Concernant l'attribution des enfants, ils ont noté qu'il s'a-\ngissait d'une question délicate et souligné la dure bataille qui avait\nopposé les parents à ce sujet. Se fondant sur l'expertise des Drs Y.\net Z., ils ont relevé que les deux parents étaient tout à fait adéquats dans leurs compétences pour mettre des limites aux enfants, pour\nleur transmettre une culture, pour les conseiller et les encadrer au sujet\nde leur formation scolaire. Ils ont néanmoins considéré qu'il se justifiait d'attribuer à la demanderesse l'autorité parentale sur les enfants\nencore mineurs, cette dernière ayant su mieux que le père \"investir essentiellement l'organisation actuelle de sa vie et celle de ses enfants"}