A supposer que l'on doive retenir l'existence d'un contrat d'entreprise, peu vraisemblable dans la phase d'élaboration d'un logiciel (cf. cons.2 ci-dessus), on devrait alors constater que l'on ignore tout de l'ouvrage que le défendeur était censé livrer et que la demanderesse attendait à fin juin, en échange des montants qu'elle a versés. Faute de toute preuve, singulièrement d'une expertise fournissant une description précise de l'ouvrage dont les parties étaient convenues et de ce qu'a - ou n'a pas - obtenu la demanderesse, il est impossible de dire s'il y a eu livraison ou non, conforme ou non à la convention, correspondant à la valeur des montants payés.