On peut hésiter sur la question de la témérité de la position des demandeurs. Dans la mesure où la jurisprudence ne fournissait pas de réponse claire et précise sur la question des conséquences d'un vice de forme et où les défendeurs obtiennent en définitive gain de cause pour des motifs distincts de ceux qu'ils soutiennent, il n'y a pas lieu de leur allouer des dépens supérieurs à l'indemnité usuelle en la matière. Par ces motifs, LA IIe COUR CIVILE 1. Rejette la demande. 2. Condamne solidairement les demandeurs à payer les frais de la cause, qu'ils ont avancés par 2'530 francs, et à verser 4'000 francs de dépens aux défendeurs. Neuchâtel, le 4 novembre 1996 AU NOM DE LA IIe COUR CIVILE Le greffier L'un des juges