avait loué les locaux rue X. no 24, et cela alors que du matériel y é- tait déjà entreposé (D.8). Il est vrai que ce témoin a déclaré que la situation financière de D. SA était un secret de polichinelle et qu'à son avis elle devait être connue de tout le monde. Il est vrai aussi, comme le fait valoir la demanderesse, que D. SA faisait l'objet de nombreuses poursuites en 1992. Toutefois, la connaissance de la liste des poursuites dirigées contre sa locataire n'aurait pas permis à A. SA de savoir que la fraiseuse ne lui appartenait pas. Au demeurant, le fait qu'A. SA ait renoncé à exiger le versement de la garantie prévue dans le bail n'est pas déterminant.