La question présente des analogies avec le cas tranché au RJN 4, p.111, qui mentionne notamment que l'ordonnance de suspension supprime rétroactivement la force exécutoire de la décision, et ceci même si le délai de recours est actuellement de 20 jours. Trancher dans un autre sens et admettre que le demandeur a agi tardivement reviendrait à obliger le débiteur à requérir l'octroi d'effet suspensif, alors même qu'il ne sait peut-être pas encore s'il recourra, le délai de 20 jours de l'article 416 CPC n'étant pas échu. De même, le juge ne pourrait alors statuer sur la demande d'effet suspensif, n'étant pas en possession du recours.