Sur requête des demandeurs, le juge a enjoint aux défendeurs de présenter leur réponse dans les formes légales. Suivant le conseil donné, les défendeurs ont consulté un mandataire qui, le 30 avril 1993, a fait savoir à celui des demandeurs que ses clients invalidaient le contrat de remise de commerce pour cause de dol ou d'erreur essentielle. Par réponse et demande reconventionnelle du même jour, les époux H. ont pris les conclusions suivantes : "1. Rejeter la demande dans toutes ses conclusions. Reconventionnellement 2. Condamner les demandeurs solidairement à payer aux défendeurs et demandeurs reconventionnels la somme de fr. 80'000.--, avec intérêt à 5 % dès le 30 avril 1993. 3.