Avec Gauch/Carron (op.cit., N 1088 et 1096ss), il faut admettre que l'entrepreneur peut se fier aux indications données par le maître de l'ouvrage, sans examen complémentaire, car il est conforme aux règles de la bonne foi qu'il ne soit pas lié par l'indication erronée du maître. Si ce dernier croyait en son indication, les deux parties se faisaient une représentation fausse de la réalité et le cas est expressément prévu à l'article 373 al.2 CO. Et il serait évidemment inadmissible que le maître d'ouvrage soit mieux protégé dans l'hypothèse inverse, soit s'il a volontairement trompé l'entrepreneur sur l'ampleur de l'ouvrage.