Le contrat d'élaboration de plan relève, selon la jurisprudence constante depuis une vingtaine d'années (cf. Gauch/Carron, Le contrat d'entreprise, N.51 p.17), du contrat d'entreprise. C'est sous cet angle que doit s'examiner le litige, et non sous celui d'un éventuel enrichissement illégitime, de sorte que les prétentions de la demanderesse ne sont pas prescrites. 3. La demanderesse prétend, à titre principal, que C.N. aurait tacitement accepté la proposition d'honoraires du 7 juin 1990, soit 29'990.00 francs. Cette opinion ne peut pas être suivie. En effet, le courrier du 7 juin 1990 ne comporte pas une offre contractuelle, mais bien une facture de prestation quasiment terminée.