Il ne peut s'exonérer de sa responsabilité en alléguant qu'il avait également la signature sur le compte de D. à la Banque X. et que même une surveillance étroite n'aurait pas empêché que D. ne débite entièrement ce compte en une dizaine de jours. Compte tenu du caractère pour le moins inhabituel du versement d'une somme due à la société sur le compte privé du gestionnaire, le minimum de précautions qu'on pouvait attendre de l'administrateur était l'exigence d'une signature collective à deux pour l'utilisation de ce compte.