A. X., à Neuchâtel, s'est adressée le 10 mars 1993 au Conseil d'Etat aux fins d'obtenir des éclaircissements au sujet de la remise en nantissement à la Banque Y., pour garantir le prêt en faveur d'un tiers, d'une cédule hypothécaire de 60'000 francs, constituée sur un immeuble dont elle est propriétaire, par le notaire R.. Elle disait s'être adressée en vain à ce dernier pour connaître la justification de cette remise. Le notaire a prétendu que Cosette Meier avait consenti à cette opération en 1989 à l'occasion de la novation d'une cédule hypothécaire de 300'000 francs en deux titres de 240'000 francs, respectivement 60'000 francs.