En l'occurrence, les motifs pour lesquels Me X. dit avoir approché I. ne justifiaient objectivement pas qu'il soit fait une exception à l'interdiction susmentionnée. Vu la nature des infractions reprochées à son client, l'avocate aurait dû se douter, malgré la connaissance très partielle qu'elle avait alors du dossier, que l'aquarelle en question constituait une pièce à conviction et que les circonstances dans lesquelles cette œuvre s'était trouvée en mains de I. intéressaient les autorités de poursuite pénale. Elle aurait dû dès lors s'abstenir de toute communication directe avec ce dernier puisque le simple bon sens indiquait qu'il pourrait être amené à déposer en justice.