Or, en l'occurrence, subordonner le retrait de la plainte (dirigée contre Me Y., son client étant alors mis hors de cause) à un arrangement sur le plan civil constituait non seulement un acte illicite, pour lequel l'avocat a été condamné, mais également un acte déloyal - commis sur instruction de son client ou non - propre à saper la confiance entre avocats dans la mesure où il exposait le mandataire visé à choisir entre la défense de ses propres intérêts ou de ceux de son client. Ce comportement justifie qu'une sanction soit prononcée. Me X. a déjà fait l'objet d'un blâme en date du 16 décembre 1994.