S'il est considéré comme un auxiliaire de la justice, et jouissant de ce fait d'un certain nombre de privilèges dans l'exercice de sa profession, l'avocat a donc aussi des devoirs qui limitent en quelque mesure sa liberté d'action et d'expression. Il est tenu de maintenir la dignité de la profession et d'observer à cet égard les règles écrites et non écrites qui doivent assurer, dans l'intérêt des justiciables et du fonctionnement régulier des institutions, la confiance en sa personne et dans le barreau en général. A l'égard des autorités judiciaires, la confiance en l'avocat présuppose notamment que ce dernier conserve son indépendance vis-à-vis de son client.