Me X. a déposé à la Cour de cassation civile le 6 décembre 1994 une requête de récusation du juge Y., un recours en cassation contre l'ordonnance de mesures provisoires, et un recours pour déni de justice formel. Dans sa requête de récusation, l'avocate a invoqué des "motifs sérieux de mise en doute de l'impartialité du juge". Concrètement, elle a fait valoir que le juge n'a pas mentionné dans un procès-verbal d'audience du 17 juin 1994 les déclarations faites par son client au sujet du comportement alarmant du fils des époux et que le juge a dissimulé ce fait dans l'ordonnance de mesures provisoires et dans sa lettre à l'office des mineurs.