Ainsi, il se révèle que la mesure litigieuse ne porte en réalité sur aucun bien ou droit pouvant être séquestré. On relèvera encore, même si le moyen n'est pas soulevé, qu'il paraît plus que douteux que l'article 448 CC puisse fonder une mesure de séquestre touchant les biens d'un tiers, soit en l'occurrence une société à responsabilité limitée. L'institution du séquestre, telle que la prévoit cette disposition, ne saurait en effet se comparer au séquestre pénal ni au séquestre de nature procédurale prévu par l'article 122 litt.c CPC. 4. Il résulte de ce qui précède que, bien fondé, le recours doit être admis et la décision entreprise annulée.