En bref, l'autorité tutélaire a estimé qu'au vu du dossier, la demande de N. à être placée ne résultait pas d'un simple caprice de sa part mais correspondait bien à son intérêt. En outre, en raison des difficultés qu'elle rencontrait dans sa relation avec ses parents, il se justifiait également de lui désigner un curateur, en application de l'art.308 al.1 CC. C. Les époux V. recourent contre cette décision, en tant qu'elle leur retire la garde de leur fille et place celle-ci dans l'institution X.. Il s'agit pour eux d'une décision trop cruelle, la séparation d'avec leur fille les faisant trop souffrir, alors qu'ils n'ont pas démérité.