On ne saurait par ailleurs suivre les recourants lorsqu’ils soutiennent que, par son comportement durant le début de la soirée, la plaignante, alors que son incapacité de discernement n’était pas encore totale, aurait consenti, ou leur aurait donné à penser qu’elle consentait, par avance à des relations sexuelles. L’instruction a révélé que W. n’était pas « une fille facile » mais était au contraire réservée dans ses rapports avec les garçons. La plupart des participants à la soirée n’ont remarqué aucune avance de sa part à l’égard des deux recourants, qui semblent plutôt inverser les rôles à ce propos (voir le témoignage de Bledar Cetaj, D.42).