Dans cette deuxième hypothèse, l’état de la jeune fille était-il reconnaissable pour les recourants et ceux-ci en ont-ils profité ? a) Il résulte de l’instruction que W., s’il lui était déjà arrivé de boire de l’alcool, n’était néanmoins pas coutumière du fait et que, dès le début de la soirée du 2 novembre 2002, elle en a passablement consommé. Son état d’ivresse était visible et a été reconnu par la plupart des jeunes gens avec qui elle a passé la soirée. Elle a encore bu de l’alcool que les recourants lui avaient proposé.