J. ne s'est montré loquace ni à l'une ni à l'autre de ces occasions et il n’est pas certain qu'une nouvelle audition, de nombreux mois après les faits, fût-elle menée par un spécialiste, permette d'obtenir plus de renseignements sur la nature exacte des actes commis par l'intéressé à l'égard de sa cousine et sur leur nombre. En revanche, compte tenu du fait que les actes en cause ont été commis par un auteur âgé de douze ans au préjudice d’une victime âgée de cinq ans seulement, on ne saurait considérer sans autre investigation, comme l'a fait l'autorité de première instance, qu’ils s'inscrivent dans le cadre de jeux à connotation sexuelle et qu'ils ne sont pas l'indice d'un comportement