Dans la mesure où ni la loi ni l'opportunité ne justifient une double compétence simultanée (la présente affaire est l'illustration même des inconvénients engendrés par un tel cas de figure), le juge matrimonial, compétent pour se prononcer au fond sur le sort des enfants mineurs dans la procédure de divorce, l'est ainsi également pour modifier les mesures provisoires actuellement en vigueur, si les circonstances changent. Or, l'ordonnance de mesures provisoires du 9 février 1995 du président de l'autorité tutélaire réserve un réexamen de la situation à la sortie de prison du père, événement qui pourrait se produire à mi-août 1997, date à laquelle l'intéressé aura exécuté les deux tiers de