Lorsqu'une autorité tutélaire rend une décision de principe et qu'elle la confirme par la suite dans une nouvelle décision fixant les modalités d'exécution, cette seconde décision ne peut pas faire l'objet d'un recours portant sur le principe fixé par la première. Bien que l'Autorité tutélaire de surveillance puisse également revoir en cas de recours l'inopportunité d'une décision, elle doit cependant faire preuve de retenue et ne pas substituer son pouvoir d'appréciation à celui de l'autorité tutélaire. Par décision du 7 juillet 1995, l'Autorité tutélaire du district de Boudry a institué sur la recourante, A., un conseil légal de coopération et d'administration.