Or le fait que la nomination d'un tuteur constitue le premier terme de l'alternative n'est pas à mettre sur le compte du hasard. Il résulte en effet des travaux préparatoires que, de l'avis de la plupart des instances entendues, la solution de la désignation d'un tuteur serait généralement plus conforme à l'intérêt de l'enfant que, l'attribution de l'autorité parentale au père. C'est donc l'intérêt de l'enfant qui doit départager à lui seul les deux termes de l'alternative (Stettler, précité, p. 263). Or, dans le cas particulier, et en l'état du moins, il n'est pas évident que l'intérêt de C. commanderait le transfert de l'autorité parentale à son père.