Dans un arrêt de principe (ATF 145 III 317 cons. 3.1), le Tribunal fédéral a rappelé que les contributions d’entretien ont à plusieurs égards une position particulière dans le domaine de l’exécution forcée. Ainsi, le législateur a accordé au créancier d’aliments une série de privilèges pour le recouvrement de sa créance. Il peut demander l’avis au débiteur (art. 132, 177 et 291 CC). Il dispose d’un droit de participation privilégiée à la saisie (art. 111 LP). Sa créance bénéficie d’un privilège de première classe dans la faillite (art.