Y2 est séparée du débiteur. Dans un tel contexte, on ne voit pas, contrairement à ce que l’AiSLP a considéré, quels éléments tirer d’un éventuel besoin de protection du logement de la famille, qui s’opposerait à la réalisation de l’usufruit. Il y aurait bien au contraire un abus de droit manifeste dans le fait qu’un débiteur puisse invoquer le besoin pour son épouse, dont il est séparé, d’utiliser l’immeuble sur lequel il bénéficie d’un usufruit, qu’il n’exerce pas, pour permettre à cette épouse, qui vit à l’étranger, de venir dans ce qui est désormais de surcroît une résidence secondaire.