En effet, comme l'a retenu sans arbitraire l'autorité de première instance, on ne peut exiger de W., qui a vécu la plus grande partie de sa vie en Suisse, qu'il vive dans les mêmes conditions de pauvreté extrême que la grande majorité des Malgaches. On relève en outre que si certains produits nationaux sont avantageux à Madagascar, d'autres comme l'électricité ou le téléphone sont coûteux. Or, on ne peut attendre de W. qu'il vive sans ces commodités, même si elles ne sont pas à la portée de la majeure partie des indigènes. La proposition de la recourante de tenir compte d'un minimum vital de 500 francs doit également être écartée.