En outre, 68.7% de la population malgache vit sous le seuil de pauvreté (http://donnees.banquemondiale.org/pays/madagascar). Il ne peut ainsi être question de calculer le minimum vital de W. sur la base du revenu national brut par habitant de Madagascar (somme des revenus perçus pendant une période donnée par les agents économiques résidant sur le territoire de ce pays). En effet, comme l'a retenu sans arbitraire l'autorité de première instance, on ne peut exiger de W., qui a vécu la plus grande partie de sa vie en Suisse, qu'il vive dans les mêmes conditions de pauvreté extrême que la grande majorité des Malgaches.