Certes, cette conséquence peut être perçue comme très rigoureuse, mais elle est indispensable dans un droit formaliste comme l'est celui des poursuites. Dans ce contexte, une rectification comme le propose l'Office des poursuites et le sollicitent les créanciers poursuivants n'entre pas en ligne de compte, même fondée sur la jurisprudence qu'ils invoquent (ATF 114 III 62). En effet, dans cet arrêt, la situation se présentait différemment puisqu'il « ne fallait aucun effort à la recourante pour reconnaître son créancier poursuivant », qui se trouvait être les Nations Unies, agissant – à tort du point de vue de la personnalité juridique – par le Haut-Commissariat pour les Réfugiés.