En cas de refus d'une autorisation de la part de l'épouse, la loi prévoit l'intervention du juge qui, en application de l'article 169 CC, doit trancher dans l'intérêt de l'union (Commentaire bâlois ad art.162 N.20 et 21), dont l'un des buts est de préserver la demeure commune (art.162 CC). Les recourants soulignent que si l'épouse, qui refuse son consentement, a un intérêt à la conservation de la demeure commune, le juge peut confirmer ce refus, ou, avec l'accord des époux, qu'il doit s'employer à favoriser (art.172 al.2 CC), ratifier une solution moyenne, par laquelle l'accord de l'épouse est subordonné à la garantie par gage qu'en cas de vente de l'immeuble, tous les versements anticipés