En l'occurrence, la recourante vit séparément de son mari qui a été condamné à lui verser des contributions d'entretien pour elle et leur enfant par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 18 novembre 2002. Elle peut donc faire valoir des créances à l'encontre du débiteur, même si elle n'a plus discuté spécialement, après sa demande initiale de renseignements, son intention d'ouvrir action en divorce. On doit dès lors admettre que la demande de la recourante se fonde sur un intérêt particulier et actuel de nature juridique qui mérite protection. On ne peut enfin pas dire que cette requête serait abusive. Elle paraît donc bien fondée dans son principe. 4.