Ce droit et le devoir correspondant doivent toutefois s'exercer dans le respect mutuel, et l'étendue des informations dues s'apprécier en fonction des circonstances concrètes. Aussi, selon le courant majoritaire, il n'est pas admissible qu'un tiers puisse être amené à donner des renseignements sur la base du seul article 170 CC sans autorisation de l'époux débiteur ou du juge. Autrement dit, l'article 170 CC ne peut à lui seul justifier d'un intérêt vraisemblable au sens de l'article 8a LP. La recourante ne fait par ailleurs pas valoir que la demande serait liée directement à la conclusion ou à l'exécution d'un contrat visé à l'article 8a al.2 LP.