L'AiSLP a rejeté cette plainte par décision du 21 janvier 2005. En bref, l'autorité considère que l'intérêt de consulter les registres relatifs à son époux n'est pas donné du simple fait du mariage. Elle retient que, selon la doctrine, la connaissance par chaque époux du revenu, de la fortune et des dettes de son conjoint est certes nécessaire à plusieurs égards, notamment en cas de problèmes conjugaux et de séparation du couple. Ce droit et le devoir correspondant doivent toutefois s'exercer dans le respect mutuel, et l'étendue des informations dues s'apprécier en fonction des circonstances concrètes.