Selon elle, le simple fait d'être marié constitue un intérêt suffisant pour obtenir des renseignements sur son conjoint. Relevant en particulier qu'un commerçant peut obtenir un extrait du registre des poursuites avant même la conclusion définitive d'un contrat, elle expose que les époux- qui sont d'ailleurs liés par un contrat – sont fréquemment amenés à s'engager solidairement à l'égard de tiers; il est manifeste que les personnes mariées ont intérêt à savoir si leur conjoint fait l'objet de poursuite dont ils pourraient devoir répondre solidairement. L'AiSLP a rejeté cette plainte par décision du 21 janvier 2005.