En l'occurrence, comme le souligne la plaignante, l'obligation de rembourser la subvention de 137'500 francs dans l'éventualité d'un transfert de propriété de l'immeuble présente concrètement un aspect de droit de gage et bénéficie d'une priorité de fait sur les droits de gage conventionnels, puisque la Ville du Locle peut s'opposer au transfert de propriété. Dès lors, dans la mesure où l'état des charges n'est pas seulement destiné à établir l'existence d'une charge, mais aussi le rang des droits de gage par rapport les uns aux autres et par rapport aux servitudes et aux autres charges (Gilliéron, n.17 ad art.140 LP), il se justifie de porter l'annotation comportant l'obligation précitée