Au vu de ce qui précède, une injonction faite au débiteur d'obtenir les comptes de cette société est exclue, faute par lui de disposer d'un droit de regard sur cette société qui est un tiers par rapport à lui. La plainte n'est pas fondée de ce point de vue. En revanche, et dès l'instant où l'épouse du débiteur est seule maître de la société, et qu'elle apparaît ainsi comme un tiers, elle peut être astreinte à renseigner l'office (art.91 al.4 LP). Cette astreinte à donner des renseignement est "la même" que celle du débiteur, à teneur de la loi.