Or, comme on l'a vu, le créancier est en droit d'exiger une décision sur le point de savoir si la masse ou un éventuel créancier cessionnaire reprend ou non le procès civil comme défendeur. Si tel n'est pas le cas, la créance est considérée comme reconnue dans le cadre de la faillite (Gilliéron, op.cit., p.299), ce qui signifierait en l'espèce son admission en première classe à l'état de collocation, vu la nature de la créance. Dans le cas contraire, les deux parties, savoir la masse en faillite ainsi que le créancier, peuvent demander au juge qui a suspendu la procédure civile de la reprendre (Jaeger, Commentaire de la LP, t.II ad art.207, ch.9).