Le point de vue du plaignant est manifestement erroné. On ne peut pas appliquer à un débiteur les règles de calcul du minimum vital prévues pour une personne seule alors qu'il fait ménage commun avec d'autres personnes, soit parce qu'il est marié ou parce qu'il vit en concubinage, ou encore parce qu'il vit sous le même toit que des tiers. D'après les normes d'insaisissabilité arrêtées par l'Autorité de céans pour 1997, le minimum vital pour une personne seule est de 910 à 1'010 francs et, pour un couple, de 1'350 à 1'430 francs par mois, suivant les conditions de vie du débiteur et de sa famille (RJN 1996, p.31, ch.1 et 2).