Si le débiteur a droit à un treizième salaire (en l'occurrence en vertu de la loi, puisqu'il est employé de l'Etat, ce que l'office ne pouvait pas ignorer), l'office des poursuites pourrait en tenir compte lorsqu'il fixe le gain déterminant pour le calcul du montant saisissable. Il peut aussi, s'il renonce à inclure le treizième salaire dans ce calcul, décider de la saisie de cette créance de salaire futur en le spécifiant dans le procès-verbal de saisie. Car la saisie d'un élément de salaire dépassant la somme mensuelle faisant l'objet de la saisie à teneur du procès-verbal n'est pas admissible si elle n'est pas expressément prévue.