Les délais du droit des poursuites reposent certes sur un examen attentif des intérêts des parties et ne peuvent être éludés par un recours systématique à l'article 61 LP. On peut cependant concevoir que dans certains cas un atermoiement d'une durée déterminée permet au débiteur de rétablir durablement sa situation financière, tandis que la continuation de la procédure le conduirait à la ruine : la suspension de la poursuite pourrait alors être accordée, à moins qu'elle ne constitue une atteinte inéquitable aux intérêts des créanciers poursuivants (ATF 105 III 106).