Il n'est cependant fait aucune mention de l'immeuble qui constitue l'assiette du gage ni du montant, présumé ou effectif, de l'éventuel découvert. Un tel état de collocation ne permet pas aux créanciers de connaître le sort réservé à l'ensemble des prétentions et ne sauvegarde donc pas leur intérêt à pouvoir attaquer, en une seule action en contestation de l'état de collocation, une décision de l'administration qu'ils estiment erronée. En effet, un créancier ne doit pas être contraint de s'adresser à plusieurs reprises au même juge, voire en raison de valeurs litigieuses différentes, à plusieurs instances (ATF 115 III 146, 147 cons.4).