Par ailleurs, une expulsion en France, pays frontalier dont il possède la nationalité, parle la langue et dans lequel vivent ses grands-parents maternels (T.562 et 563), ne l’exposerait pas à une situation personnelle grave. Il lui serait par exemple loisible de vivre à seulement 20 min d’ici, de l’autre côté de la frontière. Quant à l’intérêt public, il est important. S’il s’agit certes d’un accident de la route, la gravité du comportement du prévenu ne doit pas être banalisée. L’infraction de délit manqué de meurtre, retenue ici, est particulièrement grave.