Ces trois prévenus ont agi dans des cas qui ne se recoupent pas de sorte que chacun a causé un tort moral propre à la plaignante. Le lien de causalité entre leurs actes et le mal ressenti par la plaignante est évident puisque les infractions commises de la manière décrite dans la version avérée sont manifestement de nature à affecter une enfant comme la victime. Toutefois, peu d’éléments au dossier existent pour en connaître la portée sur la victime. Les infractions retenues pour ces prévenus ont certes été commises en commun, mais celles-ci concernent l’art. 187 ch. 4 CP, à savoir une infraction commise par négligence.