Le cas aggravé de ces dispositions se conçoit comme une réponse à la problématique des violences domestiques et comprend la poursuite d’office des lésions corporelles simples et des voies de fait commises de façon réitérée. Il s’agit en l’occurrence de tenir compte à la fois de l’ampleur du phénomène des violences domestiques, mais aussi des difficultés que rencontrent souvent les victimes à porter plainte, et de renforcer leur protection en instaurant une poursuite d’office des infractions commises dans un tel contexte (DUPUIS ET AL., op. cit., n° 22 ad art. 123 CP et n° 12 ad art. 126 CP et les références citées).