{"Signatur": "JU_TPI_006", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2020-01-14", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TPI_006_TPI-2019-116_2020-01-14.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/TPI_2019_116_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a0237a1eec0daf10bd12406ff5c410ea3933e3dc2e0f556195611253ba87607a4763b41e408268c8a49e2cf8d7e40602&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a0237a1eec0daf10bd12406ff5c410ea3933e3dc2e0f556195611253ba87607a4763b41e408268c8a49e2cf8d7e40602&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=TPI_2019_116", "Checksum": "d3bce970d8747d2e30be4fce9f209951"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["TPI 2019 116"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 14.01.2020 TPI 2019 116"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 14.01.2020 TPI 2019 116"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal 14.01.2020 TPI 2019 116"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Viol, etc. | (ancien code MP)"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:39:25", "Checksum": "95e544a4741bae9e7c1e99525a518fff", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 14.01.2020 TPI 2019 116\nRegeste:\nViol, etc. | (ancien code MP)\n\n Le prévenu B.________ a été entendu à sept reprises, dont deux fois par la police\ncantonale soleuroise en date des 22 et 23 janvier 2019 (dossier SO bleu, p. 60ss et\njaune, p. 47ss/dossier SO jaune, p. 70ss), une fois par le Ministère public soleurois le 23\njanvier 2019 (dossier SO bleu, p. 71ss et 81ss), une fois par la police judiciaire\njurassienne le 28 février 2019 (E.1.8ss), une fois par le Ministère public jurassien le 3\navril 2019 (E.2.17ss), à une reprise par la police cantonale bernoise en date du 25 avril\n2019 (dossier BE, p. 6ss) ainsi que lors de l’audience des débats qui s’est déroulée le\n13 janvier 2020 devant le Tribunal de céans (dossier TPI, p. 201ss).\n\nB.3.2 A.________\n\nQuant au prévenu A.________, il a pour sa part été entendu à six reprises quant aux\nfaits qui lui sont reprochés, soit trois fois par la police cantonale soleuroise en date des\n22 et 23 janvier 2019 et du 7 février 2019 (dossier SO bleu, p. 89ss et jaune, p. 57 /\ndossier SO bleu, p. 103ss et jaune, p. 79ss / dossier SO bleu, p. 21ss), une fois par le\nMinistère public soleurois le 23 janvier 2019 (dossier SO bleu, p. 123), une fois par la\npolice cantonale bernoise le 14 mars 2019 (dossier BE, p. 39ss et 115ss), ainsi que lors\nde l’audience des débats du 13 janvier 2020 (dossier TPI, p. 204ss).\n\nB.4 Auditions de témoins\n\nB.4.1 R.________\n\nR.________ a été entendue en qualité de témoin par le Ministère public en date du\n2 avril 2019 (E.2.1ss). A cette occasion, elle a déclaré qu’elle ne connaissait pas\nB.________. Elle sait qu’il est marocain, qu’il vit apparemment dans la région de\nDelémont et que ça n’a pas l’air d’être un personnage très honnête et respectueux.\nQuant à C.________, c’est une amie rencontrée dans le cadre du travail. Cela fait\nenviron 20 ans qu’elle la connaît. C.________ a eu une enfance pas évidente et a été\nmarquée par la vie. Elle a mis du temps à pouvoir parler de certains éléments de son\nenfance. S’agissant de l’agression, C.________ s’est confiée à elle lors d’un week-end\nà Saint-Ursanne qui a eu lieu dès le 7 décembre 2018. Lorsqu’elle s’est rendue chez\nC.________ pour la chercher, il y avait encore un costume de Saint-Nicolas. C.________\nlui a dit qu’elle avait fait Saint-Nicolas et n’a pas tardé à lui dire qu’elle s’était faite\nagressée. Elle lui a également montré les marques qu’elle avait à la gorge et au cou,\nsoit des marques rouges. R.________ les décrit comme si quelqu’un avait étranglé\nC.________. Lorsque cette dernière parlait des faits, elle la sentait agitée et marquée\n\nTPI/116/2019 – Considérants du jugement rendu le 14 janvier 2020\n6\npar ce qui s’était passé. C.________ lui a dit qu’un gars était passé boire un café la\nveille. Tout se déroulait bien jusqu’au moment où il a sorti un couteau et l’a agressée.\nElle a compris que c’était grave car C.________ avait de la peine à aller plus loin. Elle a\npu savoir sur le moment qu’il s’agissait d’une agression sexuelle. C.________ n’a pas\nparlé de viol, elle n’a pas pu savoir si tel était le cas mais l’a fortement hypothétisé. Vu\nl’enfance de C.________, elle savait que c’étaient des choses graves car elle avait de\nla peine à en parler. C.________ ne lui a pas donné de détails sur l’agression elle-même.\nCelle-ci lui a dit que ce n’était pas normal mais ne savait pas quoi faire ; elle la sentait\nperdue. Le mot attouchements est sorti. C.________ préférait aller en week-end, ce qui\nlui a permis de penser à autre chose. Elle a dit à C.________ qu’il était important de\ndénoncer cet acte et lui a donné l’adresse de la LAVI. Elle a senti que celle-ci avait peur\ndes représailles. Elle n’a pas parlé d’un éventuel constat médical car elle ne l’a pas\nsentie prête. Lors du week-end, elles ont travaillé à la relecture du texte de C.________\net, lors des moments de pause, les choses sont revenues et il a été évoqué le fait de\nphotographier sa gorge avant que les marques ne disparaissent. C.________ était dans\nson travail mais elle la sentait quand même perturbée, l’histoire de l’agression étant\nrevenue à plusieurs reprises. En ce qui concerne l’agresseur, C.________ lui a dit qu’il\ns’agissait d’une personne du Maghreb, sans donner d’autres informations. Elle a dit à\nC.________ qu’il fallait réagir vite, même si le vendredi 7 décembre 2018, elle ne\nl’imaginait pas aller plus loin car elle ne savait pas quoi faire. Elles n’ont pas reparlé de\nl’agression par la suite, sous réserve du fait d’être allée à la LAVI. Le 11 janvier 2019,\nC.________ lui a envoyé un message lui indiquant que son agresseur avait été arrêté.\nC.________ lui a demandé de ne pas parler de cette histoire à d’autres personnes.\n\nB.4.2 S.________\n\n"}