{"Signatur": "JU_TPI_006", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2017-06-21", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TPI_006_TPI-2016-203_2017-06-21.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/TPI_2016_203_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=TPI_2016_203", "Checksum": "0c74cf13153777d50bd492af53f8ac98"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["TPI 2016 203"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:40:19", "Checksum": "587a025f20e8159a7b4dd19a99738c49", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203\nRegeste:\nTentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)\n\n  les conséquences des infractions commises sont particulièrement graves:\n si B.________ n'avait pas été immédiatement soigné, il serait mort (notamment\nG.1.49). Il a subi de graves lésions et a dû se faire opérer à plusieurs reprises;\n C.________ aurait pu être touché par le tir du prévenu et il aurait aussi pu\nmourir;\n les deux victimes gardent de grandes séquelles, notamment psychologiques,\nde l'action du prévenu qui n'a duré que quelques instants;\n le bien juridique touché par les infractions du prévenu est le plus important et le plus\nprécieux, à savoir la vie;\n le mode opératoire du prévenu consiste à aller chercher dans son véhicule une arme\nà feu qu'il a chargée et armée. Il s'en est immédiatement servi pour tirer plusieurs\ncoups de feu sur deux personnes, par effet de surprise. Il a fait usage d'une extrême\nviolence en l'espace d'un instant. Après avoir battu B.________ avec un bâton à\nhauteur de la tête, il a tiré un premier coup de feu dans son abdomen et a vu celuici tomber, ce qui ne l'a pas dissuadé de tirer encore une fois sur lui presque au\nmême endroit et ensuite sur C.________;\n les faits reprochés au prévenu ont eu lieu dans un espace temporel très court, soit\nen quelques minutes. Deux personnes ont bien failli perdre la vie durant ce court\ninstant;\n à propos de l'intensité de la volonté délictueuse, le Tribunal pénal relève que celleci était hors-norme. En effet, le prévenu ne s'est pas contenté de tirer à une seule\nreprise sur B.________, mais à deux reprises près des organes vitaux. Le prévenu\na tiré presque en même temps un autre coup de feu sur C.________;\n\nTPI/203/2016 – Considérants du jugement rendu le 21 juin 2017 –\n21\n le prévenu disposait d'une liberté de décision totale pour s'arrêter à temps. Il ne lui\nétait pas utile d'aller chercher une arme à feu alors qu'il avait déjà un bâton dans les\nmains. En outre, il lui aurait été facile de quitter les lieux après la première altercation\nqui avait eu lieu plus de 30 minutes auparavant, à l'entrée du Stage Club, voire\nmême lorsqu’il est retourné à sa voiture, avant même de tirer les coups de feu. Il a\neu tout le temps qu'il fallait pour réfléchir et se dissuader de se retrouver à nouveau\nconfronté à B.________. Cependant, il l'a attendu et est allé à sa rencontre lorsque\ncelui-ci a voulu quitter discrètement les lieux par la porte arrière;\n le mobile du prévenu est égoïste et très futile. Il a voulu punir B.________ au motif\nque celui-ci aurait insulté D.________. C'est pour cette raison que la situation a\nensuite dégénéré. Le prévenu n'était même pas directement touché et il a fait deux\nvictimes, ce alors que les 3 personnes en cause se connaissaient de vue et n'avaient\njamais eu de différents entre-elles. C.________ s'est vu tirer dessus car il se trouvait\nà proximité de B.________. Rien ne peut justifier ou expliquer les gestes du\nprévenu;\n le prévenu a agi avec une absence totale de scrupules. Il n'a pas hésité un instant\navant de sortir l'arme, ce, sans avertissement verbal. Après avoir tiré, en lieu et place\nde s'inquiéter pour B.________ qui était gravement blessé et C.________, il a\nsimplement pris la fuite;\n la situation personnelle du prévenu n'est en soi pas défavorable. Rien n'explique le\nfait qu'il se soit laissé emporter à commettre ces actes graves. Au moment des faits,\nil habitait avec ses parents à Moutier. Il a une sœur au Kosovo et des frères en\nSuisse. Il est rentier AI (E.19). Sa situation personnelle a aussi été décrite par\nl’expert et il convient de s'y référer (G.4.27ss);\n les antécédents du prévenu sont bons puisque son casier judiciaire est vierge (P.4);\n s'agissant du comportement postérieur à l'infraction, le prévenu ne montre pas de\nréel repentir envers les victimes. Aucune mesure de réparation n'a été envisagée\nenvers les lésés jusqu'aux débats. Il n'admet même pas les conclusions civiles de\nB.________ vu qu’il invoque une faute concomitante. En outre, il conteste les faits\ns’agissant de C.________. Au demeurant, il a écrit une \"lettre d'excuses\" à\nB.________ seulement le 22 décembre 2016 (p. 74s). Toutefois, dans ledit\ndocument, il rappelle sa version et sous-entend encore une fois que la victime est\nresponsable de ce qui s'est passé. Le Tribunal pénal constate que ce document ne\nretranscrit en rien des excuses sincères et qu'il a été rédigé pour améliorer sa\nsituation en vue du jugement. Même l’expert a relevé que le prévenu se plaçait\ncomme une victime dans l’affaire. Cet expert a aussi précisé que le prévenu était\nprêt à se montrer cordial envers la victime et à accepter ses excuses (G.4.42). Aux\ndébats, le prévenu a même indiqué que cela faisait 28 mois qu’il était en détention\npour cette affaire. Ceci démontre qu'il ne prend absolument pas conscience de ses\nactes. Il rejette également la faute sur B.________ et minimise aussi ses\nagissements puisqu’il parle encore aujourd'hui d’un accident et de légitime défense;\n\n"}